APOLOGIE DE L’ISLAM, critique du livre de Youssef Hindi

Dans notre article du 8 octobre dernier (2016) LHR nous parlait de L’Apologie IMPOSSIBLE de l’Islam de YOUSSEF HINDI
Les mythes fondateurs du choc des civilisations : Ou comment l’Islam est devenue l’ennemi de l’Occident

 

LHR notait : « dans son second livre, il voudrait nous faire partager son amour de l’Islam en en faisant une apologie convaincante. Mais là il nous est difficile à nous catholiques de ne pas souligner les limites de l’Islam à travers son texte.

Certes il donne des réponses à plusieurs questions controversées et ses mises au point sont une découverte. Mais là encore il faudrait être spécialiste de l’Islam pour en partager toutes les conclusions. On regrette qu’il ne fasse pas état des travaux d’Anna Zacharias (un peu dépassé aujourd’hui), mais aussi du Père Édouard-Marie Gallez, de Patricia Crone, de Christoph Luxenberg, de Joseph Aziz, de Guilka ou de de Prémare, etc. »

 

Nous recevons maintenant une critique approfondie du dernier livre de Youssef Hindi « Les mythes fondateurs du choc des civilisations : Ou comment l’Islam est devenue l’ennemi de l’Occident » par un correspondant lecteur du CatholicaPedia Blog :

 

Critique de Youssef Hindi

APOLOGIE DE L’ISLAM

par JUDA le PRINCE

 

Le voilà le second ouvrage de “notre ami” Youssef !!!

Là enfin, nous savons à qui nous avons vraiment à faire.

 

Occident et IslamDans son précédent ouvrage, Occident et Islam, l’ami s’était censuré. Ou plutôt, son préfacier, qui avait pris ma place car j’étais à juste titre, bien trop critique, l’inénarrable Jean-Michel VERNOCHET, l’avait coupé, et viré purement et simplement la moitié de son ouvrage consacré à la grandeur de l’Islam.

 

Youssef HindiRappelons et précisons pour ceux qui n’auraient pas bien compris que M. Youssef est un antisémite notoire qui se cache derrière son antisionisme. Il suffit de voir ses vidéos sur le Net. Il suffit surtout de lire toute la page 131 de son précédent ouvrage pour en être persuadé. Il y est question dans des termes sans équivoque du tribalisme juif. Ses conférences retracées sur le site Égalité et Réconciliation d’Alain Soral lèvent toute ambiguïté à ce sujet.

Je ne lui en ferai pas le reproche. Je suis moi-même, ainsi que toutes mes chroniques sur Amazon livres en témoignent, un adversaire de l’américano-sionisme. Mais je me méfie de tous les sémites au sens large. Sauf les tout premiers et j’y reviendrai en fin d’article. Je renvoie à ma chronique sur l’ouvrage méconnu de Kadmi Cohen sur l’âme sémitique.

 

Les mythes fondateurs du choc des civilisations : Ou comment l’Islam est devenue l’ennemi de l’OccidentCe que je veux faire comprendre en commentant ce nouveau livre, c’est qu’il s’agit d’un livre purement idéologique, qui émane d’un bigot musulman, ce qui est respectable en soi et d’un amateur en histoire, ce qui l’est beaucoup moins quand on veut donner des leçons. Il n’aurait pas dû s’attaquer à des sujets aussi difficiles. Son ignorance, qu’il ne saurait cacher derrière sa croyance, n’est pas excusable. Ses mensonges et ses inexactitudes purement historiques non plus.

 

La partie centrale de cet ouvrage soit quatre chapitres sur les cinq de l’ouvrage sont exactement ce qu’il n’avait pas publié dans son premier livre à quelques modifications de détail près.

 

Aussi vois-je dans cet ouvrage trois parties :

— La préface (de Roger Akl) et l’introduction qui condensent l’idéologie de l’auteur

— Les 4 premiers chapitres qui sont une apologie de l’Islam

— Le chapitre 5 qui est une invitation à la théocratie et une avance pernicieuse aux chrétiens.

Je précise au préalable que je ne suis pas croyant ce qui me donne toute liberté à l’égard des trois monothéismes.

 

I. L’idéologie antisioniste : préface et introduction ou le fantasme messianiste

 

Dès la page IX de l’ouvrage, on apprend que le choc des civilisations serait une invention des néo-conservateurs américains.

Comme à son habitude, l’auteur et son préfacier, obsédés par leur théorie, réduisent le choc des civilisations à l’opposition entre le judéo-christianisme et l’Islam. On comprend bien que c’est le seul sujet qui les intéresse. Or, si l’on sort du 20ème siècle, des chocs de civilisation, il y en a eu des dizaines. Je renvoie au numéro de la NRH de juillet 2003 de l’excellent Dominique Venner. Qui oserait-dire que l’irruption de l’Islam en Europe dès le 8ème siècle ne fut pas un « choc » ?

À la page qui suit, le préfacier nous ressert le marronnier que constitue le prétendu « legs » d’Aristote par l’Islam à l’Occident. Ce faisant il prêche contre sa paroisse (ou sa mosquée) en ne se rendant pas compte qu’il va dans le même sens que tous les ennemis de la civilisation chrétienne (que l’auteur du livre encensera plus loin) qui font du Moyen-Âge un âge obscur. Or la réalité est toute autre ainsi que l’a démontré Jacques Heers, un historien d’une autre trempe que M. Hindi, dans ses deux ouvrages de 1992 sur le Moyen Âge et dans son article du premier numéro de la NRH en 2002. L’auteur et son préfacier ne savent visiblement pas que le plus grand helléniste de la Cour d’Al Mamun 7ème calife abbasside au 9ème siècle était Human Ibn Ibak et qu’il était chrétien. Le « legs » grec est surtout l’œuvre des Byzantins et des chrétiens syriaques. Le fait que dans un premier temps Aristote ait été mal reçu en Europe, influencée par le plotinisme et le néo-platonisme est un tout autre problème. Alain Pascal précise : « Les arabes ne connaissent pas la version grecque d’Aristote, mais la traduction en syriaque, c’est-à-dire l’Aristote traduit et commenté par les néoplatoniciens » (Alain Pascal La guerre des Gnoses Volume II page 63).

Le colonel Roger Akl

Roger Akl, préfacier de l’ouvrage


 

Si le préfacier (page XII) nous sert un lien de parenté entre l’Islam et la chrétienté, je peux aussi lui servir les 1000 pages du père Gallez qui voit plutôt une influence judéo-nazaréenne sur l’Islam (je l’ai aussi chroniquée sur Amazon).

Enfin on ne voit pas ce que vient faire en conclusion la référence au génocide arménien. On verra que l’auteur le met sur le compte des juifs sans avoir aucune, je dis bien aucune, preuve. La seule preuve que l’on a c’est que sont des turcs et des kurdes musulmans qui ont massacré les arméniens et les grecs. L’éditeur, arménien, n’a pas de quoi être fier !!!

Mais voilà maintenant l’auteur lui-même, toujours aussi prétentieux. Il commence par nous expliquer que son premier livre n’a pas été réfuté. Et pour cause, il fait l’objet d’une diffusion confidentielle et seuls les passionnés peuvent s’intéresser à ce genre d’ouvrage qui colporte des mensonges. J’en fais partie.

À la page XXI et à la page 9, nous apprenons que la civilisation musulmane a en partie éclipsé Rome en la surpassant et qu’elle est la plus brillante de ces 2000 dernières années. On tombe de sa chaise et seul un musulman bigot peut écrire de telles sottises. Les Grecs ne méritent guère mieux et M. Hindi appelle à son secours le seul historien qu’il a pu trouver en l’occurrence une femme pour nous expliquer que la splendeur de la civilisation musulmane a duré deux fois plus longtemps que celle des Grecs. Cette historienne est Sigrid Hunke dont chaque lecteur pourra vérifier qu’elle a fait siennes les idées nazies en intégrant l’Ahenerbe sous Hitler et dont l’anti christianisme et le paganisme étaient patents.

L’auteur nous sert aussi Robert Mantran qui, s’il fût un grand turcologue, était manifestement ignorant de l’histoire des sciences et particulièrement des mathématiques.

Les musulmans, arabes ou autres, ont hérité de l’Égypte, de Babylone, de l’Inde et des Grecs, tout comme les occidentaux. Ils sont des continuateurs de leur époque (très courte) et n’inventent strictement rien. À l’exception d’une (la loi des cosinus d’Al Kashi), la trigonométrie ne leur doit aucune de ses formules. En algèbre, ils donnent son nom à la discipline (al jabr) qui à l’époque n’est qu’un approfondissement de l’arithmétique (l’algèbre véritable commence au 18ème siècle) mais ils s’arrêtent aux équations du second degré alors que ce sont les italiens qui résoudront celles des 3ème et 4ème degrés. J’en profite aussi pour dire à un contradicteur qu’Hipparque (grec) connaissait l’astrolabe bien avant les musulmans. Il convient de remettre les choses à l’endroit.

Le cœur de la pensée de l’auteur peut-être résumé en une phrase que l’on trouve développée dans le premier livre et à la page XXVI du présent : l’Occident est une invention des messianistes juifs qui depuis le 17ème siècle monteraient l’islam contre les chrétiens et vice versa et cela sous l’influence des sabbato-frankistes. Les wahhabites, au 20ème siècle, participeraient à ce complot. Cette thèse très à la mode dans l’extrême de la droite fait reposer sur deux hommes Sabbataï Tsevi pseudo messie juif faussement converti à l’Islam et Jacob Frank, juif faussement converti au catholicisme, la totalité de l’histoire du Monde occidental depuis 3 siècles. En dehors de Tsevi et de Frank, l’auteur serait bien en peine de nous donner le nom de tous les sabbatéens et de tous les frankistes qui ont prétendument dirigé le monde dans leur sens depuis 300 ans…

 

II. Apologie de l’Islam

 

Les 4 chapitres qui suivent vont tenter, sans succès, de nous montrer que l’Islam n’est pas ce qu’il y paraît.

J’évite d’entrer dans les détails, notamment en ce qui concerne la Bible et le Coran, car je ne crois à l’existence ni d’Abraham ni de Moïse. Ces livres sont riches de prophéties ou de croyances et je ne suis pas croyant.

En revanche sur la Guerre, il y a du grain à moudre. Au préalable, levons un mensonge (un de plus) : le Coran ne serait pas comme la Bible hébraïque, écrit par plusieurs auteurs. Mais on le sait mon cher Hindi pour la Bible, vous qui ignorez superbement l’école de Thomas Römer (une lacune de plus). Mais il en va de même pour le Coran et je renvoie à une chronique (une de plus) que j’ai faite sur le Coran et la théorie des codes sur Amazon. Je vous laisse le choix entre 10 et 20 mains pour l’écriture du Coran.

M. Hindi nous sert le marronnier de la guerre défensive (page 18) ; il nous expliquera alors les razzias médiévales permanentes, l’occupation de l’Espagne pendant des siècles et la déferlante seldjoukide et ottomane. Je n’en rajoute pas plus tellement de tels arguments sont stupides et contraires à la réalité historique. L’Islam a ravagé la moitié de l’Occident car le Coran le lui commandait.

Nul besoin des juifs, des Frères musulmans ou des wahhabites. Il y a un univers ravageur musulman avant Abd al-Wahhab et Daesh. Point.

 

Parlons maintenant des dhimmis (chapitre 3 du livre). Voilà un nouveau marronnier.

À en croire M. Hindi, partout où les musulmans sont passés, ils ont été accueillis en libérateurs, notamment de la puissance byzantine (pages 68 à 78). L’auteur va même jusqu’à passer en revue les alliances entre musulmans et chrétiens dont la fameuse alliance de François 1er et de Soliman et celle d’Haroun ar Rachid et de Charlemagne. En oubliant de nous préciser que dans les deux cas il s’agissait de porter préjudice à une autre partie de sa propre communauté : aux chrétiens dans le premier cas, aux Omeyyades d’Espagne dans le second. Ensuite (pages 82 à 90), l’auteur nous explique que les seldjoukides et les ottomans apportent deux ruptures successives à cette coexistence prétendument pacifique entre chrétiens et musulmans. Je ferais seulement remarquer que les turcs et nombre de mongols se sont convertis à l’Islam, et que le « problème » n’est donc ni l’Arabe, ni le Berbère, ni le Perse, ni le Turc, ni le Mongol, le vrai problème est l’Islam et son livre sacré, largement augmenté de la Sunna et des hadiths.

Pour la prétendue merveilleuse civilisation andalouse, je renvoie aux écrivains espagnols Serafin Fanjul, Arnaud Imatz et Rafael Sanchez Saus qui analysent correctement ce que fut la dhimmitude en Espagne. Je peux aussi citer Malik (fondateur de l’école malikite) : « La capitation a été imposée aux Gens du Livre pour les humilier ». « Au cas où un juif ou un chrétien est tué, la diya (prix du sang) de chacun est équivalent à la moitié de celle d’un homme musulman libre ». « Deux religions n’existeront jamais sur la terre des Arabes », citant le Prophète (Al Muwatta hadiths n° 620, 1617 et 1650).

L'islam misogyne

Vient ensuite le chapitre le plus loufoque de l’ouvrage. Celui dans lequel l’auteur voudrait nous faire croire que le statut de la femme est dégradé dans la Torah et anobli par le Coran (page 111). Bien évidemment, l’auteur s’abstient de citer les passages du Coran qui le dérangent. En réalité, et c’est ce qui est un point commun, un de plus, entre le judaïsme et l’Islam, c’est son souverain mépris de la femme. Le sophisme qui consiste à nous expliquer que l’Islam ne donne pas à la femme des droits similaires à l’homme mais des droits égaux est à hurler de rire (page 113). Mariage de Mahomet avec Aïcha filletteOn rit encore davantage devant les contorsions de l’auteur qui essaie de nous faire croire (page 122) que dans la Sourate 4 verset 34, il ne s’agit pas de battre sa femme. Puis (page 127), l’auteur va se lancer dans sa démonstration de ce qu’Aïcha était majeure lorsqu’elle a consommé le mariage avec le Prophète. J’avais dans mon projet de préface répondu à ces pseudos démonstrations par les considérations suivantes qui en disent mieux que toutes circonvolutions :

Si vous craignez d’être injustes avec les orphelines, épousez, en dehors d’elles, ce qui vous plaît comme femmes, deux, trois ou quatre [Sourate 4 An-Nisaa Les Femmes – verset 3]. Dieu vous recommande au sujet de vos enfants de léguer au garçon deux fois la part de la fille [même Sourate – verset 11]. Celles d’entre vos femmes qui commettent l’acte immoral, demandez à quatre des vôtres de témoigner contre elles. S’ils témoignent, enfermez les dans des maisons jusqu’à ce que la mort mette fin à leur vie ou que Dieu leur aménage une issue. Si deux (garçons) d’entre vous le commettent, faîtes leur du tort. Mais s’ils reviennent au droit chemin et corrigent leur conduite, laissez-les en paix. Certes Dieu est foncièrement absoluteur et miséricordieux [même Sourate – versets 15 et 16]. Les hommes ont la charge et la direction des femmes vu les avantages que Dieu a accordés aux uns de préférence aux autres et vu ce qu’ils ont dépensé de leur argent. Les vertueuses sont pleines de crainte pieuse et sauvegardent le dépôt de leur mari en son absence par la sauvegarde de Dieu. Celles dont vous craignez l’insubordination, sermonnez-les, éloignez-vous d’elles dans les lits et frappez les. Si elles vous obéissent, ne cherchez plus injustement à leur nuire. Certes Dieu est constamment transcendant et grand [même Sourate – verset 34].

« Jaber raconte : « Un jour, ayant regardé une femme interdite, le messager d’Allah est entré chez sa femme Zeinab qui était en cours de tanner un morceau de cuir, et il l’a copulée, puis de retour chez ses compagnons, il dit « En nous rencontrant en face, la femme a la figure de Satan et en reculant, elle a la figure de Satan. Donc une fois, l’un de vous en regardant avec désir une femme, doit entrer copuler sa propre femme, ce qui l’empêche de suivre sa tentation (Sahih Moslim édité par Dar El Kotob hadith n° 1536). Du même Moslim : « Sahl Ibn Saad raconte que le messager d’Allah dit : « S’il y a du mauvais augure, ce sera celui qui consiste dans la femme, la jument et l’habitation (al-maskan) » (hadith n° 2566).

« La femme veuve ou divorcée n’est donnée en mariage que sur son ordre et la vierge n’est donnée en mariage qu’après son consentement. Ô, envoyé de Dieu, comment peut-elle exprimer son avis ? lui demanda-t-on. Par son silence » « La femme est comparable à une côte. Si tu cherches à la redresser, tu la briseras ; mais si tu t’attaches à en tirer profit, tu y parviendras mais elle restera recourbée. » (Sahih al-Boukhari aux éditions Al Qalam hadiths 5136 et 5184).

 

En ce qui concerne Aïcha, Moslim nous parle d’un mariage à l’âge de 7 ans et écrit qu’elle est partie à 9 ans avec ses jouets chez le Prophète (hadith n° 1566). Al-Boukhari dans son hadith n° 5133 parle d’un mariage à 6 ans mais ne parle pas des jouets. Mais tous deux parlent d’une consommation à l’âge de neuf ans.

Islam - Le mariage des enfants dans le Coran

Islam – Le mariage des enfants dans le Coran


 

M. HINDI voudrait nous faire croire que ces deux « monstres » du hadith, unanimement respectés par les docteurs, ont été abusés par un dénommé Hicham Ibn Urwa qu’il traite de sénile. Pour l’auteur, Hicham n’a pas connu Aïcha. Or la chaîne de transmission (sanad) fournie par Boukhari est : Ibn Youssouf < Soufyan < Hicham < Urwa son père < Aïcha. Urwa a évidemment connu Aïcha. On doit donc considérer que c’est Aïcha elle-même qui avoue sa minorité lorsqu’elle est possédée par le Prophète.

 

Et pour ceux qui voudraient un vaccin contre l’Islam, je conseille « L’Islamisme raconté à ma fille » par Hamid Zanaz et « L’Islam des interdits » d’Anne Marie Delcambre, islamologue réputée.

Vous pouvez exploiter des femmes réduites en esclavage (pour le sexe, le travail,…)

Sourate 4,3 : « Il est permis d’épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. »
Sourate 70,29-30 : « Ceux qui se maintiennent dans la chasteté et n’ont de rapports qu’avec leurs épouses ou les esclaves qu’ils possèdent ne sont pas blâmables. »

 

III. L’appel à la théocratie et aux chrétiens

 

Le chapitre 5 et dernier est une nouveauté.

Écartons de suite une monstruosité historique (page 137). Je dis monstruosité car c’est un discours idéologique qui n’a pas plus de consistance que le meurtre de Napoléon par les Anglais à Saint Hélène ou que l’existence des sorcières diaboliques. Selon l’auteur, les Jeunes Turcs seraient des dönmeh (marranes turcs) issus des sabbatéens. Or personne n’a apporté la preuve que les Jeunes Turcs étaient tous des juifs apostats. Seuls Talaat Pacha l’était car il le revendiquait ouvertement, ainsi que Djavid Bey et le Dr Nazim (voir l’œuvre monumentale d’Arthur Beylerian aux Publications de la Sorbonne). C’est pourtant la thèse en vogue de JM Vernochet et du juif repenti Bjerknes qui n’en parle pourtant que sur 45 pages dans son pensum de 550 pages en anglais dans lequel il est surtout préoccupé de régler ses comptes avec les Rothschild. Et puis les musulmans n’ont pas attendu le gouvernement Jeune Turc pour massacrer dès 1895 200 000 arméniens à Adana. 200 000 d’un seul coup. Musulmans, regardez-vous en face.

Selon l’auteur, tout le mal en Terre d’Islam (et ailleurs !!!) viendrait de l’abolition du Califat.

 

Je rappelle juste au passage que Daesh voulait le rétablir …

 

Et voilà notre ami parti (dès la page 148) dans une apologie de la théocratie.

Et pour se donner bonne conscience, il va nous donner une leçon d’histoire occidentale à partie de la page 156 en essayant de nous monter qu’il en fût de même en Occident.

Il va aussi se prendre pour Saint Thomas d’Aquin en nous expliquant que l’on n’a rien compris à Matthieu XXII 15-22. Il cite Marc mais on le pardonnera. « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». Cette sur cette phrase du Christ que repose en Occident la séparation du spirituel et du temporel. L’auteur prétend que les chrétiens reconnaissent la primauté du spirituel sur le temporel et que l’on a mal compris ce que voulait dire le Christ. Alors je renverrai M. Hindi à un excellent commentateur de St Thomas (à défaut de lire le Docteur des docteurs lui-même), le père TOURON qui écrivait en 1763 dans son hommage à Saint Thomas pages 20 et 21 : « Saint Thomas nous a déjà dit que la puissance spirituelle ne peut rien sur la puissance temporelle des Princes, soit fidèles ou infidèles, que la puissance séculière n’est soumise à la puissance spirituelle qu’en ce qui regarde le salut de l’âme ; en quoi il faut plutôt obéir à la puissance spirituelle qu’à la puissance séculière. Et dans ce qui regarde le bien temporel et civil, il faut plutôt obéir à la puissance séculière qu’à la puissance spirituelle, selon ces paroles qu’on lit dans Saint Matthieu : rendez à César ce qui est à César ».

 

On ne peut être plus clair quant au sens à donner à l’Évangile.

Par ailleurs et dans les faits, le royaume de France ou les autres royaumes européens n’ont jamais été des théocraties. L’autorité des papes sur le pouvoir temporel se dissout dès le 11ème siècle pour ne plus jamais revenir. Nous ne sommes pas en terre d’Islam. M. Hindi est très nostalgique d’un passé qui n’a pas existé en Occident (page 177). On ne peut rien pour lui.

 

À la fin de la page 186, l’auteur fait un très clair appel du pied aux chrétiens pour qu’ils s’unissent à l’ennemi identifié : le juif.

Teddijo, caricature juif-djihadiste

Mais mon cher M. Hindi, vous n’avez pas compris que l’islam est incompatible avec le christianisme. Car vous êtes trop ignorant sur ces sujets. Vous vous êtes déjà fourvoyé dans votre précédent ouvrage sur le Talmud (que vous ne savez pas dater) et sur la Gnose que vous estimez dualiste, ce qui est une erreur gravissime.

Or ces connaissances sont fondamentales quand on veut venir sur ce terrain.

 

Alain Pascal, le maître de la Gnose pour qui j’ai un profond respect pour ses années de recherche et dont j’ai chroniqué tous les volumes sur Amazon démontre de façon indiscutable que l’Islam et le judaïsme du Talmud et de la Cabbale (et non celui de la Torah originelle) sont des monismes alors que le christianisme est dualiste en ce sens qu’il sépare très clairement le Créateur du Créé. Voyez comme références : La Guerre des Gnoses Volume I pages 23, 160 et 262 et Volume II pages 23, 29, 46 et 50. Il y a donc incompatibilité entre l’Islam et le christianisme.

 

La thèse de M. Hindi est simpliste : il y a un complot millénaire des juifs pour pousser les musulmans et les chrétiens les uns contre les autres au bénéfice d’Israël. L’argument massue est l’alliance objective actuelle entre les wahhabites, les anglo-saxons et Israël. Je ne nie pas cette alliance qui saute aux yeux. Mais elle n’a même pas un siècle. Pourquoi alors cette pensée millénariste qui ne repose sur aucune démonstration ?

Je pense que les Sémites furent grands quand ils ne connaissaient ni le judaïsme, ni l’Islam. Et là je pense (au-delà de Sumer qui était indo-européenne) aux Amorrites et autres Chaldéens qui nous ont donnée l’Assyrie et Babylone qui furent de grandes civilisations.

En revanche je pense exactement le contraire de M. Hindi.

Tout d’abord, pour reprendre le sous-titre de son livre, l’Islam n’est pas devenu l’ennemi de l’Occident, il l’a toujours été.

Ensuite, il y a eu et il y a toujours une communauté spirituelle (je ne dis pas sémitique car l’Islam dépasse les sémites) entre musulmans et juifs.

Il suffit de regarder quels sont leurs cinq puissants points communs et ce ne sont pas des détails :

  • La mutilation sexuelle que représentent la circoncision et à un moindre titre l’excision car elle n’est pas pratiquée par les juifs (sauf les falachas) et peu chez les musulmans encore que les malikites salafistes la recommandent comme parallèle de la circoncision (khifad) ;
  • L’abattage rituel qui consiste à égorger le bétail sans étourdissement ;
  • L’obsession de la pureté qui remplit des centaines de pages des hadiths et du Talmud avec le point culminant des développements surréalistes et risibles sur la femme menstruée ;
  • La pédophilie qui n’est bien un problème que pour les occidentaux. Le prophète a donné l’exemple et les mariages avec des filles de dix ans est chose courante au Moyen Orient. Quant au Talmud il avait fixé la majorité sexuelle à 3 ans pour les filles et 9 pour les garçons ;
  • L’esclavage. Dans son étude sur l’esclavage en Afrique, le chercheur français Grenouilleau a chiffré à 42 millions la traite négrière. 11 pour la traite atlantique dans laquelle les armateurs juifs ont largement pris leur part, 14 pour la traite intra-africaine et 17 pour la traite arabo-musulmane à laquelle les occidentaux ont mis une fin.

 

Il est temps de conclure, alors bonne lecture, sans oublier cette parole du Prophète qui ne va pas vraiment dans le sens de l’auteur :

Ô vous qui avez cru ! Ne prenez pas les Juifs et les Chrétiens comme amis et soutiens ! Ils sont les amis et les soutiens les uns des autres.

(Sourate 5 Al-Maidah – verset 51] !!!!

 

 

Juda le Prince