Billet d'humeur

Le malaise des « évêques » : parlons-en comme au troquet du coin

Chers amis lecteurs, je vous donne aujourd’hui un petit Billet d’humeur dans la forme qu’affectionnent tous nos Modernistes usurpateurs…

 

Charitables et respectueux conseils à nos « évêques » conciliaires,

qui sont bien embarrassés, et pour cause !

 

 

« Que faire ?, tu demandes, “Mgr” Duschnock… Eh ben, je vais te dire : tu commences par te saper en vrai prêtre, et pas en bermuda et pompes Nike. T’es un gradé, à ce qu’y paraît ? Alors, tu chipotes pas sur la dentelle, les tissus colorés, les bagouzes avec un gros paf au milieu et les breloques en jonc. Ensuite, t’arrêtes de fourguer les tableaux et les statues de tes églises au brocanteur du coin, tu sors de la cave tous les vieux trucs qui collent miséricordieusement les jetons (si t’as deux ou trois vue de l’Enfer bien craignos, c’est cool), tu redores tout ce qui est dédoré, tu balances ta guitare et tu repasses à la musique sacrée, aux chœurs de moines bien moyenâgeux, à l’orgue bien tempétueux, le truc qui glace le sang des rombières et flanque les chocottes aux bourges, et – point CAPITAL – tu dis ta messe en LATIN, parce que ton truc, pour que ça marche, il faut que ça soye un rituel AUTHENTIQUE, c’est-à-dire ANCIEN, le même depuis la nuit des temps messianiques ; parce que le passé, c’est le couloir obligé de l’avenir, la seule fenêtre sur l’éternité. C’est pas dur à comprendre, le latin, surtout qu’il y a toujours la traduction en français (ou autre langue vernaculaire) sur la page d’en face du missel. Alors, ne viens pas nous les râper avec les prétendus besoins de ta nouvelle pastorale entièrement bidonnée.

 

« Une fois que t’as fini ce programme de ravalement minimum, voyons un peu le principal. T’arrêtes immédiatement de nous concasser les génitoires avec tes négrillons, tes pompes à merde pour le Mali, tes dessins d’enfants de la paroisse et tout ton bazar pour neuneus. Les gens s’en cognent : on est à Landivisiau, pas à Bamako. Les ploucs, tu leur causes d’eux, tu fais ton taf ; aux vieilles, tu leur parles de la mort, aux jeunes, de la vie ; les autres, tu les engueules. Tu bénis les poireaux, tu bénis les moutons, tu bénis la mer, tu bénis les moissons, tu bénis tout ce qui bouge ou pas, tout ce qui vagit et tout ce qui chougne. Ceux qui déconnent, tu leur causes du diable, de l’enfer, de tout ça. Les autres, tu les rassures et tu colles à tout le monde des devoirs du soir, histoire de montrer que le patron de la taule et le représentant du Patron, c’est tézigue, c’est pas Peppone.

 

« Enfin quoi, TU FAIS LE JOB, nom d’un cierge made in China ! Et tu arrêtes de te prendre pour un syndicaliste, pour un vieux hippie plein de puces retour de Katmandou ou encore pour un “théoricien de la libération” : je te le redis, mec : on n’est pas à Tegucigalpa, mais à Saint-Flour ; ton cheptel, c’est des Français. Relis un peu Balzac et Flaubert, ça te fera du bien. Les Français ont plein de qualités, mais aussi plein de défauts, c’est comme ça, et toi, t’es là pour corriger le tir. Ils sont individualistes, râleurs, jouisseurs, flemmards, hédonistes, avares, inconséquents, lâches, idiots et trouillards ; ton boulot, c’est de les rendre tout le contraire… ce qu’ils sont d’ailleurs aussi.

 

« Et ENFIN – et alors là, mec, ça ne rigole plus –, tu arrêtes de coucher avec l’islam. C’est pas tes potes, c’est pas les potes de tes ouailles, tu « dialogues » pas avec eux sous prétexte que t’as perdu d’avance et tes moutons avec toi : t’es bien trop niais et crédule, tu fais pas le poids dans les marchandages de souk, ton troupeau se fera becqueter avant que t’aies même pigé où t’avais mis les grolles. Œcuménisme tolérance zéro ! On cause pas à la concurrence, on l’arrose d’eau bénite, point barre. T’es tout juste autorisé à être poli avec les orthodoxes, mais froid avec les luthériens, calvinistes et autres anglicans. Le reste, TOUT le reste, tu l’exorcises direct, tu menaces d’excommunier tous ceux qui s’en approchent et tu convertis tous ceux qui viennent à toi. Et puis, apprends un peu à te faire respecter. Le taulier, c’est toi, les autres ont tort. En dehors du chemin que tu montres, c’est bourré ras la gueule de loups-garous.

 

« En résumé, tu bosses à l’ancienne, vu que ça marchait du tonnerre de Dieu et que ta nouvelle cuisine, c’est la faillite. Donc, faut revenir dare-dare aux menus d’avant, sinon tu vas fermer, et à ta place, y’aura un kebab.

 

« Ah oui, et j’allais oublier le principal (c’est ballot !) : SURTOUT, fais-toi ordonner et sacrer valablement après avoir recommencé tes études dans un séminaire CATHOLIQUE, pas dans le bobinard œcuméno-pédérastique d’où t’es sorti et où il fallait marcher dans les couloirs avec le dos collé au mur (sauf affinités…). En fait, j’aurais dû commencer par là… »