Pour remettre les idées en place avant le départ en vacances (« sedisvacance » ??? « sedes vacans »…) de beaucoup (???) nous avons ressorti des cartons un vieux texte de nos maîtres, les Abbé Louis Coache et Rd. Père Noël Barbara…

 

(Cela ne doit pas être confondu avec le problème « pour beaucoup » contre « pour tous » dans le Canon de la Messe — le Catéchisme du Concile de Trente l’explique : « … si nous cherchons sa valeur, il faut avouer que Le Rédempteur répand son sang pour le salut de tous, mais si nous regardons le fruit que l’humanité en a reçu, nous trouverons facilement que cela ne concerne pas tous, mais beaucoup de la race humaine »…)

 

Bas-relief Sede Vacante, sur le Pont Saint-Ange, Rome.

Bas-relief Sede Vacante, sur le Pont Saint-Ange, Rome.

Je t’adjure devant Dieu et devant le Christ Jésus, qui doit juger les vivants et les morts, et par son apparition et son règne, prêche la parole, insiste à temps et à contretemps, reprends, menace, exhorte, avec une entière patience et toujours en instruisant.
Car un temps viendra où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine ; mais ils se donneront une foule de docteurs, suivant leurs convoitises et avides de ce qui peut chatouiller leurs oreilles ; ils les fermeront à la vérité pour les ouvrir à des fables.

(Deuxième Épitre de saint Paul à Timothée ; cap IV v 1 – 4)

 


 

CE QUE NOUS CROYONS

 

À l’heure où tout l’objet de notre Foi est mis en doute il est bon de s’arrêter pour réfléchir sur chacun des points essentiels qui sont attaqués dans cette grande crise qui secoue l’Église.

 

Sommes-nous conscients de croire tout cela, chacun d’eux et tous ensemble ?

 

Nous croyons et nous professons toutes les vérités que l’Église croit et enseigne.
En particulier :

 

Nous croyons l’existence d’un seul Dieu en trois personnes égales et distinctes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

 

Nous croyons que le Seigneur Jésus-Christ, consubstantiel au Père, a pris une nature humaine en tout semblable à la nôtre — le péché excepté — et qu’Il possède deux natures en une seule personne, la seconde Personne de la Sainte Trinité.

 

Nous croyons au Saint Esprit qui est aussi Seigneur et procède du Père et du Fils.

 

Nous croyons en la Naissance temporelle du Christ, d’une Mère toujours Vierge et pleine de grâce, Immaculée dans sa Conception et glorieuse au Ciel dans son corps et dans son âme.

 

Nous croyons que Dieu Trinité a créé tout ce qui existe pour l’homme mais qu’Il a créé l’homme pour Lui ; pour que celui-ci Le connaisse, L’aime, Le serve et par ce moyen mérite le bonheur éternel du Ciel.

 

Nous croyons que tout le genre humain descend d’un seul couple : le premier homme et la première femme que nous appelons Adam et Ève.

 

Nous croyons qu’Adam, chef de l’humanité, commit un vrai péché qui lui fit perdre l’amitié de Dieu. Ce péché, « qui est la mort de l’âme », se transmet par voie de génération à tous les enfants d’Adam qui, de ce fait, naissent tous — la Bienheureuse Vierge Marie exceptée —, en état de péché, c’est-à-dire « morts spirituellement ». C’est le péché originel.

 

Nous croyons que les petits enfants, même nés de parents chrétiens, doivent être baptisés pour obtenir la Vie Éternelle et qu’ils doivent être baptisés le plus tôt possible.

 

Nous croyons en la Passion douloureuse, la Mort et la Résurrection corporelle du Seigneur Jésus-Christ monté à la droite du Père, d’où il viendra solennellement juger les vivants et les morts.

 

Nous croyons qu’à la venue du Christ Glorieux, tous les hommes ressusciteront avec leur corps et rendront compte chacun de leurs actes personnels. Ceux qui ont bien agi iront dans la Vie Éternelle, ceux qui ont mal agi au Feu éternel.

 

Nous croyons l’existence des Anges et nous croyons qu’ils veillent sur l’Église et sur chacun des hommes. Nous croyons aussi que les anges infidèles, Satan et les démons, êtres personnels, rôdent dans le monde et contre l’Église en vue de perdre les âmes.

 

Nous croyons l’existence d’un Enfer éternel, qui a été créé pour Satan et pour ses anges, où sont châtiés ceux qui meurent sans être en état de grâce avec Dieu.

 

Nous croyons que le mal dans le monde ne provient pas d’antagonismes inexpliqués mais bien du péché originel et de nos propres péchés.

 

Nous croyons que l’homme possède une âme spirituelle et immortelle, qui subsiste après la destruction du corps et qui, en attendant la résurrection de la chair, va au Ciel, au Purgatoire ou en Enfer, selon ce qu’elle a mérité.

 

Nous croyons toutes les Vérités contenues dans la Sainte Écriture et la Tradition, sans omettre l’historicité des récits de la vie cachée de Jésus (Évangiles de l’Enfance) et de ses miracles.

 

Nous croyons que nous devons pratiquer un culte envers les Saints et honorer leurs images ; et nous croyons en leur intercession.

 

Nous croyons en la réalité du Saint Sacrifice de la Messe où le Christ Jésus, réellement et substantiellement présent avec son Corps, son Sang, son Âme et sa Divinité s’offre à Dieu son Père comme à la Croix pour nos péchés.

 

Nous croyons que le terme de transsubstantiation convient parfaitement à la transformation du pain et du vin au Corps et au Sang de Jésus-Christ, si bien qu’il n’y a pas lieu de chercher de nouvelle formulation de ce mystère de Foi. (…)

 

Nous croyons que la Présence réelle de Jésus-Christ demeure dans l’Eucharistie aussi longtemps que demeurent les espèces sacramentelles après la Communion ou dans la Sainte Réserve (au Tabernacle).

 

Nous croyons que le sacrement de Pénitence efface nos péchés en vertu des mérites de Jésus-Christ et moyennant les dispositions requises.

 

Nous croyons la réalité de l’action divine par les sept sacrements dont les rites ont été confiés à l’Église.

 

Nous croyons que Jésus-Christ Notre-Seigneur a fondé une Église qu’Il appelle « MON Église » pour la distinguer des églises qui ne sont pas « siennes ». C’est « la maison de Dieu, l’Église du Dieu vivant, la colonne et le fondement de la Vérité ». (…)

 

Cette Église, Dieu l’a pourvue de marques certaines de son institution pour qu’elle pût être reconnue comme la Gardienne et la Maîtresse de la Parole révélée. Et nous croyons que l’Église catholique seule possède ces marques admirables qui font reconnaître son origine : unité, sainteté, catholicité, apostolicité.

 

Nous croyons que l’Église du Christ est visible et hiérarchique et qu’elle enseigne avec l’autorité de Dieu « tout ce que Jésus nous a révélé ». (…) Au sommet de la hiérarchie, le Christ a constitué Pierre et ses successeurs, Évêques de Rome, avec juridiction immédiate sur toute l’Église Universelle : sur tous les évêques, sur tous les prêtres, sur tous les fidèles et sur chacun d’eux.

 

Nous croyons que l’unité de l’Église n’est pas à faire ; elle existe depuis son origine et n’a jamais cessé d’exister. C’est une note qui la distingue des autres églises et une Vérité de notre Credo : « Credo… et unam ecclesiam ».

 

Nous croyons que ceux qui se sont séparés d’elle ont objectivement l’obligation, pour assurer leur salut, de revenir dans la seule Église de Jésus-Christ ; et nous, le devoir de leur faciliter ce retour, mais sans changer pour autant la Foi catholique.

 

Nous croyons que l’Église de Jésus-Christ, bien que composée de pécheurs, est une Église SAINTE. Sainte dans son chef le Christ. Sainte dans sa doctrine. Sainte dans ses sacrements. Sainte dans ses membres : ceux du Ciel, ceux du Purgatoire et ceux d’ici-bas qui sont en état de grâce.

 

Nous croyons que l’Église de Jésus-Christ est APOSTOLIQUE parce que le Sacerdoce et la Juridiction de sa Hiérarchie lui viennent des Apôtres par une succession directe et ininterrompue.

 

Nous croyons que l’Église de Jésus-Christ a été fondée sur Pierre. Elle fut confiée au Pastorat de Pierre et à celui des Évêques-unis-à-Pierre. C’est l’Église catholique romaine parce que seul l’Évêque de Rome est successeur de Pierre.

 

Nous croyons la permanence de la doctrine traditionnelle enseignée par l’Église, la signification objective des formules qui expriment le Dogme et la Vérité qu’elle enseigne.

 

Nous croyons que les Vérités de Foi demeurent absolument indépendantes des manières de penser et de vivre des hommes, car la vérité vient de Dieu par l’Église traditionnellement, et non de l’instinct religieux des foules.

 

Aussi nous réprouvons cet esprit de recherche qui, sous prétexte de meilleure formulation du dogme, change finalement les Vérités que nous avons crues jusqu’ici.

 

Avec l’Apôtre nous pensons que « Si quelqu’un donne un autre enseignement et n’adhère pas aux salutaires paroles de Notre Seigneur Jésus-Christ et à la doctrine qui est conforme à la piété, c’est un orgueilleux, un ignorant, un esprit malade qui s’occupe de questions et de disputes de mots, d’où naissent l’envie, les querelles, les propos injurieux, les mauvais soupçons, les discussions sans fin d’hommes qui ont l’esprit perverti, qui ,privés de la vérité, ne voient dans la piété qu’un moyen de lucre » (St Paul, I Tim. VI-3,4).

 

Voilà, Frères, ce que nous croyons et ce que nous professons : TOUT CE QUE CROIT ET TOUT CE QUE PROFESSE L’ÉGLISE CATHOLIQUE. Et nous le croyons, nous le tenons pour vrai, parce que Dieu qui nous l’a révélé et l’Église qui nous l’enseigne par son Magistère infaillible ne peuvent ni se tromper ni nous tromper.

 

 

Abbé Louis Coache

Abbé Louis Coache

R.P. Noël Barbara

R.P. Noël Barbara

 

Extrait d’un tract signé par M. l’Abbé Louis Coache et le Rd. Père Noël Barbara

 

 

 

Ange à la croix d'Ercole Ferrata, Pont du Château Saint-Ange, Rome.

Ange à la croix d’Ercole Ferrata, Pont du Château Saint-Ange, Rome.

 

 

 

 

 

 


 

Le Château Saint-Ange, situé non loin du Vatican, tient son nom d’une apparition miraculeuse pendant la peste de 590 où, selon la tradition, le pape Gregorio Magno priant dans le cortège, aurait eu la vision d’un ange qui abaissait son épée. Il aurait interprété ce geste comme l’annonce de la disparition de la peste dans la région. En mémoire de cet évènement, une statue en bois a été placée au sommet.

 

Le Château Saint-Ange connut de multiples transformations militaires ou d’habitation pour les Papes. Il servit notamment de refuge au Pape Clément VII durant le siège de Rome par l’Empereur Charles Quint en 1527. Par la suite, le Château Saint-Ange fut transformé en palais par le Pape Paul III.

 

La visite du Château Saint-Ange peut se terminer par le magnifique Pont Saint-Ange, ou pont Ælius, construit en 134 sous le règne de l’empereur Hadrien. Il est jalonné de 10 statues d’anges portant les instruments de la passion du Christ ainsi que par les statues de Saint Pierre et Saint Paul. Elles ont été réalisées par l’école du Bernin.